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Publié le par BLOG GDID-34

 

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A mesdames et messieurs les candidats à l'élection présidentielle.
Parce que l'adaptation de l'École Publique aux nécessités de notre temps, (garantie de l'acquisition du socle commun, continuité école-collège), l'exige, nous demandons aux candidats à l'élection présidentielle de s'exprimer clairement sur leur projet éducatif concernant l'École primaire.

Depuis des années, que l'on regarde les évaluations, enquêtes et travaux de recherche récents, nationaux ou internationaux, quelle que soit leur origine, force est de constater que les résultats de nos élèves - sans être aussi catastrophiques que certains se plaisent à le dire- ne progressent pas comme ils le devraient et que notre école républicaine ne remplit plus pleinement ses missions :

- Un nombre trop important d'élèves n'atteignent pas les compétences prévues par le socle commun et sortent du système éducatif à la fin de la scolarité obligatoire sans qualification.
- Le taux d'élèves en grande difficulté et/ou en souffrance est en augmentation constante. Aujourd'hui l'École primaire est dans l'incapacité structurelle de répondre ses nouveaux défis.
- La difficulté de stabiliser les équipes pédagogiques et de construire sur la durée un véritable projet d'école interdit toute efficacité des écoles.
- L'aggravation du mal-vivre des directrices et directeurs d'école, et la désaffection pour ce métier qui s'accentue.

Si l'école de Jules Ferry a su en son temps être visionnaire et propulser la France du XIXe siècle vers un avenir prometteur, l'École d'aujourd'hui doit répondre à de nouvelles ambitions, mais elle semble en panne de réponses face aux nouveaux défis : élévation globale du niveau de formation, construction du vivre ensemble dans une société diverse et ouverte, formation du citoyen dans un monde soumis à des mutations extrêmement rapides.

À l'École primaire, la question du pilotage est essentielle. La nécessité de porter un projet, de le faire dans le cadre d'un partenariat maîtrisé entre les parents, les personnels de l'école, les collectivités, l'institution scolaire, les associations… et la nécessité de clarifier les responsabilités de chacun au service de la réussite des élèves exigent bien sûr des moyens, mais surtout une réforme profonde de l'organisation de l'École primaire.

Nos organisations sont prêtes à mettre en chantier - à partir d'un projet politique clair et largement concerté - une réflexion visant à inventer l'organisation de l'École de demain.

Elles vous demandent donc de préciser :

- Votre projet politique pour l'École du premier degré
- Les objectifs éducatifs que vous portez et quelles priorités vous souhaitez privilégier
- À partir de son cadre national, le nouveau périmètre que vous définiriez pour l'École en termes de géographie, de projets, de moyens, de structure administrative et de compétences
- La structure de gouvernance locale pour le premier degré
- Comment envisagez-vous la fonction de directeur pour un pilotage de proximité au service des élèves et de leurs parents?

L'élection présidentielle est une occasion unique de faire partager un projet, une vision de l'École et des choix de société que nous savons fondateurs pour l'avenir de notre pays.

Parce qu'au-delà de leurs différences les organisations signataires, soucieuses de l'avenir des enfants de notre pays ont su se mobiliser pour une École de la République plus ambitieuse et plus juste, elles attendent de chaque candidat à la fonction présidentielle un projet pour l'école à la hauteur de ses enjeux.

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Corelle Cétan 11/02/2012 19:48

Une bonne idée ! J'espère que ça fera avancer les choses dans le bon sens.

Cependant, je suis assez inquiète des propos des principaux candidats à propos du rythme scolaire (notamment l'abandon de la semaine de quatre jours et la diminution des vacances scolaires)et entre
autre, des répercussions que leurs réformes prévues auront sur nos conditions de travail, nous faisant travailler davantage de jours sans aborder le sujet de l'augmentation de notre traitement.
Je suis très étonnée de ne pas avoir lu les réactions de nos principaux représentants à ces déclarations.